Bernard Laurance a créé un atelier culinaire Porte des Lilas, dans ce quartier animé du nord-est de Paris, devenu au fil des ans un véritable temple de la gastronomie. La Cuisine de Bernard est bien plus qu’un simple livre de recettes ou un blog. C’est un véritable univers gourmand, façonné par l’énergie contagieuse de Bernard, sa véritable passion pour les traditions culinaires et son approche incroyablement inclusive.

Dans un contexte où les expériences gastronomiques devenaient de plus en plus exclusives, Bernard a adopté une approche très différente. Il a créé un environnement où chacun peut apprendre autant qu’il le souhaite en proposant des cours ouverts à tous. Les étudiants ont eu l’occasion de préparer des banh cuon à la main, des crêpes moelleuses à base de riz et de tapioca, garnies d’un généreux mélange de porc et de champignons, lors de l’atelier vietnamien du 26 mai, dont les places ont été épuisées bien avant la date limite. Grâce à une telle clarté, le processus, particulièrement méticuleux, n’est pas du tout intimidant.
La Cuisine de Bernard
| Élément | Détails |
|---|---|
| Nom | La Cuisine de Bernard La Cuisine de Bernard |
| Fondateur | Bernard Laurance |
| Lieu | Porte des Lilas, Paris, France |
| Activités principales | Cours de cuisine, ateliers thématiques, publications culinaires |
| Spécialités | Cuisine vietnamienne, japonaise, pâtisserie, chocolat, plats internationaux |
| Livres publiés | Je fais mon chocolat maison (Éditions Solar), préfacé par Christophe Michalak |
| Présence en ligne | www.lacuisinedebernard.com |
Viennent ensuite les banh kots fourrés aux crevettes et au porc, de minuscules bouchées de lait de coco croustillantes à l’extérieur. Bernard ne se contente pas de partager une recette ; il en partage l’histoire, le contexte et les variantes régionales. Chaque composant est mis en avant et chaque étape est décrite avec une précision étonnamment accessible.
L’atelier japonais du 8 juin s’est avéré tout aussi instructif. Préparé sous la supervision attentive de Bernard, le riz à sushi, souvent redouté, devient un jeu. Tout en créant des makis au surimi et à l’avocat, les élèves ont également appris à réaliser du tamagoyaki, une omelette roulée qui exige une cuisson délicate et précise. La préparation de mochi au citron vert avec des pâtes d’anko et de shiroan locales a marqué la fin de l’après-midi sur une note sucrée. Cette attention portée aux détails rend cette rencontre particulièrement captivante et extrêmement enrichissante.
Dans un tout autre registre, l’atelier « Choco-Folie », prévu en novembre, promet deux jours d’immersion totale dans le chocolat. Les participants découvriront l’intégralité du processus de transformation, de la torréfaction au tempérage, de la fève de cacao à la tablette. Ce produit est inventif à bien des égards. Il évoque les plaisirs prodigués par les artisans chocolatiers belges ou suisses, mais est ici sublimé par la complicité de Bernard, qui partage librement les coulisses de ses recherches.
Bernard sait donner vie à la joie du chocolat artisanal à chacun de ses cours. Il transmet un art de vivre en plus des recettes. Sa capacité à allier accessibilité, précision et émotion rappelle Nigella Lawson ou peut-être Yotam Ottolenghi. La Cuisine de Bernard favorise une intimité unique, distincte du spectacle parfois froid des démonstrations culinaires. Surtout, on ressort avec le sentiment d’avoir maîtrisé un nouveau domaine, on apprend sans pression et on cuisine dans une ambiance positive.
Son site web propose des plats alliant à la perfection simplicité et élégance, comme la soupe froide de courgettes et le cheesecake aux pommes et son crumble à la cannelle. Ses documents sont particulièrement bien structurés, les instructions simples et les conseils ponctuels qu’il prodigue s’avèrent souvent très utiles.
Son art a un impact culturel profond qui va bien au-delà de son atelier. Plusieurs de ses élèves ont partagé sur les réseaux sociaux ou sur leurs blogs combien ces cours les ont aidés à redécouvrir leur passion pour la cuisine. Certains ont même changé de carrière grâce à cela. D’autres ont redécouvert une part d’eux-mêmes oubliée, qu’ils soient expatriés ou éloignés de leurs racines culinaires. Bernard a tout à fait raison, comme en témoignent ces témoignages profondément personnels.
Il est également important de noter que ses ateliers sont particulièrement adaptés à un besoin croissant : le retour à l’artisanat, à l’authenticité et à la transmission. Son enseignement méthodique et réfléchi est particulièrement utile dans un monde où la rapidité et l’immédiateté sont la norme. C’est un véritable éveil sensoriel qui invite à prendre son temps, à savourer les couleurs, les odeurs et les textures.
Quant aux tarifs, ses ateliers sont particulièrement abordables. Bernard propose un modèle étonnamment abordable sans jamais compromettre la qualité, contrairement à de nombreux établissements parisiens qui pratiquent des prix exorbitants pour des prestations comparables. Cette stratégie tout compris contribue directement à démocratiser l’accès à une alimentation de qualité.
